de votre famille. » À ce moment-là, Salim ressentit quelque chose qu’il n’avait pas ressenti depuis de nombreuses années. La peur réelle. Pas la peur de la perte, ni la peur du scandale, mais la peur du coup venant d’une personne très proche. Il leva lentement la tête vers l’agent et dit d’une voix tendue :
— Qui a fourni le témoignage ?
Mais l’agent ne répondit pas immédiatement. Il dit calmement :
— Vous le saurez en temps voulu. Puis il fit signe à l’un de ses assistants, qui lui remit un épais dossier gris.